Nosso talentoso atacante de 15 anos apresenta sua experiência com FC Servette
Confira o que escreveu o Tribune de Genève:
Artilheiro do Sub-16, Lorenzo Gonzalez já está na mira de muitos clubes europeus: "Ele vai", é o que comenta-se no Balexert (estádio do clube). Ele faz parte das categorias de base do Servette. O que ele pensa a respeito? "É benéfico, com a reunião dos jogadores mais talentosos. Eu sinto que há muita qualidade na formação. Isso ajudou a construir essa bela equipe Sub-16 atualmente", diz Lorenzo.
Confira o texto na íntegra (em francês) publicado pelo Tribune de Genève:
Gros plan sur la formation des jeunes footballeurs genevois: la meilleure!
Le canton regorge de talents qui brillent. Il y a une philosophie derrière cette réussite. Et une nécessité: Servette doit retrouver l’élite.
Lorenzo Gonzalez
Attaquant des M16 de Servette et de la Suisse M16
Buteur patenté des M16 grenat, Lorenzo Gonzalez est déjà dans le collimateur de bien des clubs européens. «Il va partir», murmure-t-on à Balexert. Il a passé le Footeco à Servette. Qu’en a-t-il pensé? «C’est bénéfique, avec la réunion des joueurs les plus talentueux. J’ai l’impression qu’il y a plus de qualité lors des entraînements. Cela a permis de mettre sur pied cette belle équipe de M16 actuelle.»
Les bâtisseurs de l’antique Egypte l’avaient déjà compris: plus la base est large, plus une pyramide pourra s’élever solidement dans les hauteurs. Il était déjà question de degrés à respecter, pour s’inscrire dans l’élévation, pour ouvrir des passages vers des ailleurs hypothétiquement meilleurs. Servette n’est pas Kheops, mais il en va du vieux club grenat comme des pharaons en quête d’arrière-mondes: pour exister au-delà du présent, il faut préparer l’avenir. Alors c’est justement dans un schéma pyramidal que Servette a structuré son académie, pour fournir désormais 33 jeunes joueurs aux équipes nationales juniors, un record!
Le triomphe est cantonal, il met en avant deux choses. La qualité intrinsèque des jeunes footballeurs genevois et celle de la formation locale, dans les différents clubs, même si le but final et logique est de diriger les meilleurs éléments vers Servette, en haut de la pyramide. Pourquoi et comment? C’est l’histoire de cette réussite genevoise et des perspectives qu’elle ouvre dont il est question ici.
Les forces en commun
Il fut un temps, pas si lointain, où Servette traînait encore une image écornée, à tort ou à raison. Le club phare de la ville profitait de sa situation pour attirer, peu importaient alors les moyens, les meilleurs jeunes, s’attachant de solides inimitiés des autres clubs genevois soudain spoliés.
Le succès de la formation actuelle réside dans une prise de conscience: la volonté de mettre les forces en commun, la nécessité de collaborer et plus de s’opposer.
Une structure pyramidale
Il a fallu penser l’avenir. Et mettre en place une structure. Une large base, une collaboration entre les clubs genevois, des partenariats solides (avec Etoile Carouge et Meyrin), des relations avec l’Association cantonale genevoise de football (ACGF). Bref: favoriser l’éclosion des jeunes talents genevois, permettre leur détection rapide, assurer un lien entre les clubs de base et ceux représentés dans l’élite, le tout dans le respect.
Tout un programme qui s’est mis en place, sous la forme d’une pyramide. Une base collaborative et cantonale, un affinement avec les clubs élite qui sont partenaires (Servette-Carouge-Meyrin), une prolongation avec au sommet un Servette qui doit revenir ce qu’il a été.
Parce qu’avec un SFC dans l’élite, c’est à Genève que joueraient Bua et Zakaria, pas à Zurich et Young Boys! Il est cher le tribut payé aux errances des années 2000, avec une faillite (2005) et une relégation administrative (2015)…
Le modèle Footeco
Introduit sous l’impulsion de l’ASF en 2012, Footeco est une culture de la formation des jeunes talents. Cela s’applique à la Suisse entière et concerne les jeunes footballeurs, de 11 à 14 ans. Soit le passage du football des enfants à la préformation, un moment clé. A l’origine Footeco veut dire: Foot-TEchnique-COordination. Un dernier terme vite devenu COllaboration à Genève.
Dans les faits, le canton de Genève est séparé en quatre zones, avec quatre chefs de file pour piloter le projet en commun, chacun dans sa zone d’influence géographique: Servette, Carouge, Meyrin, les trois seuls clubs qui possèdent des élites, et l’ACGF pour la région Chêne-Champel.
La sélection
Sur le terrain, cela donne: observation des juniors E, voire D, dans les clubs d’origine; constitution de quatre cellules FE (Footeco) 12. Les jeunes joueurs restent licenciés dans leurs clubs d’origine, ils jouent encore avec mais sont régulièrement réunis. Parallèlement, dans les trois clubs élite, des teams FE 12 existent.
Dès la mi-mai, sur la base des évaluations faites, on détermine qui suivra la filière en FE 13 en puisant dans les équipes et les cellules. Et quatre formations FE 13 sont créées, qui accueilleront les joueurs en fonction de leur zone géographique (environ 16 joueurs par équipe).
Rebelote ensuite en FE 13, pour former les équipes de FE 14. Ce n’est qu’au bout de ce cursus que les jeunes talents quittent Footeco pour être intégrés en M15, respectivement les meilleurs à Servette, et ensuite à Carouge et à Meyrin.
Pas de championnat
Le but de Footeco est de permettre la détection de tous les talents du canton et le suivi. Il y a des recruteurs Footeco qui sillonnent le canton, en plus des responsables de tous les clubs qui proposent leurs meilleurs joueurs. Mais il y a une particularité: en Footeco, pas de championnat officiel. Outre les entraînements poussés, il y a des matches contre d’autres formations Footeco régionales, mais pas de classement. La philosophie: plus que le résultat, c’est le développement du talent qui importe. Même si les joueurs font leurs classements pour eux…
Après Footeco, l’élite junior
Ensuite, c’est le football d’élite des juniors, avec le projet Genève Education Football (GEF), qui poursuit le partenariat entre les clubs élite de Genève. C’est la suite de la pyramide. On parle là des M15 des clubs (Servette, Carouge, Meyrin), des M16 (Servette et Carouge), puis des M18 et des M21 (Servette uniquement). Sans oublier les sélections régionales et les équipes nationales juniors qui puisent dans ce vivier.
Un bilan très positif
Footeco d’abord, sur la base d’une collaboration cantonale, le football d’élite junior ensuite, dans le sens d’une pyramide qui s’élève avec les meilleurs: au fond, il n’y a pas de mystère. Si ce n’est que Genève profite de sa situation de canton-ville: il est plus simple de réunir les meilleurs chaque semaine.
Ce système permet de ne «rater» aucun talent. Il prend même en considération ceux dont le développement biologique est parfois retardé. C’est unique en Suisse, un projet pilote dont se charge Didi Andrey, le technicien de l’ACGF. «Cela concerne des M15 qui répondent à des critères de développement tardif, explique Andrey. Nous ne voulons pas qu’un joueur soit écarté sur la simple base de qualités physiques temporairement inférieures. Alors nous réunissons ceux qui ont suivi Footeco sans être retenus, pour les garder à l’œil.» C’est tout cela qui est en place. C’est un succès, «le bilan est extrêmement positif», souligne Didi Andrey.
Après trois ans, les formations M15 et M16 de Servette sont gorgées de joyaux. C’est maintenant, lors de la postformation, dans ces années entre les M17 et les M21 que tout se joue pour la carrière d’un futur professionnel.
La richesse du terreau genevois en matière de talents fait des jaloux partout en Suisse, la qualité du travail fourni à tous les échelons est excellente: ne reste qu’une nécessité, celle de voir Servette retrouver le football d’élite. La Challenge League d’abord, la Super League ensuite. C’est indispensable.
Parce qu’une pyramide sans apex ne pointe nulle part… (TDG)
Fonte: Tribune de Genève

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